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De Manali, nous prenons un minibus pour Leh, la capitale du Ladhak.
Nous passons les deux premiers jours comme tous les touristes arrivant à Leh : on s'acclimate à l'altitude (on est à 3500m) et on fait le tour des agences pour organiser son séjour au ladhak. Les distances et les moyens de transports sont tels ici que la plupart des visites et treks doivent être faits accompagnés, car il est difficile de tout faire par soi même. Heureusement, nous avons rencontré des gens dans le bus-raillye de manali : Charles, un français et Nick un américain avec qui nous avons sympathisé.
Un bon resto et une nuit confortable à Leh, et on est déjà repartis, avec Nick et Charles, mais cette fois pour un trek vers la vallée de Rupsu.
Nous rentrons tous degueux et tous fatigués à Leh, et passons les quelques jours qui nous restent à se promener dans la ville, et aller voir les villages alentours. Nous apprécions notamment le monastère de Thiksey, un des plus grands de la région, avec son bouddha de deux étages et ces salles colorées d'anciennes peintures murales.
Et oui, il nous reste quelques jours seulement avant le grand départ, et nous avons décidé de reprendre un petit shot d'atmosphère indienne et de chaleur a Jaipur, que nous n'avions pas fait lors de notre premier passage au Rajhasthan.
Demain, c'est le grand départ, nous rejoignons Delhi en bus, puis nous prenons l'avion pour Paris, le dernier ! Nous sommes un peu tristes de finir ce voyage extraordinaire de 15 mois, mais en même temps contents de retrouver tous les gens qu'on n'a pas vu depuis si longtemps. Et puis, on sait qu'on repartira plus tard, on a maintenant pleins d'idées d'autres longs voyages à faire !
Jodhpur, la ville bleue
Notre tour du Rajasthan se poursuit avec Jodhpur, la ville bleue.
Un train de nuit nous amène à Jaisalmer, la ville du désert par excellence. Le fort, un espèce de château de sable géant qui domine la ville est tout aussi intéressant à voir qu'à Jodhpur, bien que très diffèrent. Le palais à l'intérieur n'est pas aussi grand et impressionnant mais mérite le détour quand même, et à la différence de Jodhpur le fort est habité à l'intérieur, ce qui le rend plus vivant...
Notre train arrive au Punjab, l'état situé au nord ouest de Delhi, plus nous arrivons proches de la destination plus il se remplit de sikhs, ces indiens barbus et enturbannés qui sont en majorité dans cette région. A première vue, ils font un peu peur, ils sont tous super balezes et leur accoutrement leur donne un peu un air méchant... et certains ont carrément des têtes de terroristes.
Enfin voici les montagnes et leur fraîcheur tant attendue ! Petite couette le soir et bonne douche chaude.. quels plaisirs... Nous arrivons à Mc Leod Gang, un village au dessus de Dharamsala, où est situé en fait la résidence du Dalai Lama. La ville n'est pas très intéressante, très touristique et bruyante ; mais les paysages sont très beaux, et les habitants à majorité tibétaine offrent un changement bien apprécié par rapport aux indiens parfois un peu collants...
A 2000m d'altitude, le cannabis pousse ici comme de la mauvaise herbe, on voit parfois des plants de plusieurs mètres de haut au bord de la route... Forcement les voyageurs ici sont d'une catégorie un peu spéciale, pas les préférés de Fab qui peut pas s'empêcher de dire 'J'aime pas les hippies' chaque fois qu'on en croise un, donc toutes les 5 minutes. Mais pour nous c'est le passage obligé pour le Ladakh, et puis pour tout dire pas une étape désagréable non plus au milieu des forêts de pins...
La route pour Leh est ouverte, heureusement pour nous, et nous partons demain matin a 2h, pour un trajet de la mort de 15h minimum, en passant par deux cols à plus de 4000m, mais aussi l'une des plus belles routes du monde !
Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, non on ne rentre pas en France demain, après 14 mois de voyage comme prévu. Et oui, vous vous en doutez on n'a pas résisté à la tentation de prolonger un peu l'aventure, en grande partie pour avoir le temps d'aller au Ladakh. Apres le Nepal, on avait bien envie de refaire un petit tour dans les Himalayas, et se saouler encore une fois avec ces paysages immenses et magnifiques, mais pas pour la dernière fois j'espère !
On dirait que la mousson à Pokhara arrive en avance cette année... Entre pluie et chaleur, nous choisissons la chaleur et donc écourtons notre séjour à Pokhara pour rejoindre directement Varanassi en Inde. Le voyage est un peu long (2 jours) et nous sommes obligés de passer la nuit à Gorakpur, une ville ultra glauque dans un hôtel encore plus glauque. On retrouve la frénésie typiquement indienne, ça fait un choc après les semaines de Shangri-La dans les anapurnas !
A Varanassi (Benares), nous nous promenons dans les petites rues et surtout sur les ghats au bord du Gange en attendant Jeremy et Pauline qui arrivent deux jours plus tard. La ville la plus sacrée d'Inde dégage une atmosphère mystique et joyeuse, malgré le fait que c'est aussi la ville de la mort.
Nous partons ensuite pour Agra, à 12h de train-couchette. La ville n'est pas forcement très jolie, mais c'est là que se trouve le joyau le plus précieux de l'Inde : le Taj mahal. Inutile de dire que nous sommes impressionnés de voir en vrai cette merveille d'architecture mondialement connue. De près c'est aussi joli que de loin, on admire le travail minutieux du marbre incrusté de pierres semi précieuses qui dessinent des fleurs délicates dans la salle principale ou se trouvent les tombeaux du roi et de la reine.
Pour la dernière étape avant le retour de Jé et Pauline, nous avons choisi d'aller à Pushkar, histoire de leur laisser un aperçu du Rajhastan, tout en se reposant un peu du rythme trépidant des grandes villes (seulement 15000 habitants a Puskkar, un village quoi...). Les habitants du Rajasthan sont encore plus colorés que dans le reste de l'inde. Les hommes portent des turbans énormes, de couleur adaptée à leur caste ou situation tandis que les femmes privilégient le jaune ou le rouge pour leurs saris qu'elles portent à moitié sur les yeux pour se protéger du soleil, et se parent de bijoux en or innombrables, notamment ces grands anneaux dans le nez reliés à leurs boucles d'oreilles. Elles sont vraiment magnifiques !
Nous arrivons bien crevés à Udaipur (nous avons du attendre notre train jusqu'à 3h du mat et n'avons donc pas beaucoup dormi). Le lac, élément central de la ville est asséché (comme celui de Pushkar d'ailleurs). Malgré cela, la ville reste charmante, avec beaucoup de palais blancs et de havelis, les maisons traditionnelles du rajasthan...
Le trek commence par 5h de bus pour atteindre Besisahar, le départ officiel. De là on peut déjà tricher et prendre une autre bus jusqu'à Bhulbule pour gagner un peu de temps. C'est donc de là que nous commencerons vraiment le trek, mais il est déjà 3h de l'après midi ! Première petite journée de 3h de marche pour se mettre en route donc...
Le trek commence à environ 1000m d'altitude, traverse d'abord des rizières et autres plantations en terrasses, puis monte dans les forets de pins plus haut ou on commence à avoir des beaux points de vue sur les sommets enneigés... Les villages sont très typiques avec des maisons en pierres, et de nombreux édifices religieux : chortens, moulins a prières, tout ça bien agrémentés de drapeaux à prières multicolores. Les gens ici pratiquent le bouddhisme tibétain, d'ailleurs beaucoup sont originaires du tibet.
Gagné ! Nous partons à 5h30 pour le col, le ciel est complètement bleu et le paysage est tout enneigé : magnifique ! Cette fois on s'est bien tartinés de crème sur le visage... La montée au col est un peu difficile à cause de l'altitude, mais on est bien acclimatés, et à coté du Huayna Potosi en Bolivie, c'est du gâteau ! Arrivés en haut (5416m) avant les nuages, il ne reste plus qu'à redescendre... pendant 1600m... jusqu'à Muktina. Les cuisses prennent cher, et les courbatures nous feront souffrir pendant deux jours ensuite...
La descente dans la vallée du Kali Gandaki est un peu monotone et pas très agréable, d'abord à cause du vent très fort et froid le premier jour, et puis ensuite à cause des jeeps et bus qu'on a retrouvé... Et oui, il y a une route dans cette vallée (enfin, une piste plutôt), et les trekkeurs fatigués peuvent même rentrer à Pokhara en jeep s'ils le veulent... Du coup, on doit supporter les klaxons et les nuages de poussière quand on marche sur la piste. Heureusement il y a aussi des bons cotés, d'abord les paysages sont très différents et très beaux également. Au début, des montagnes sèches et colorées nous font penser à l'Amérique du sud, puis vers Tukuche, la vallée devient cultivée, notamment par des vergers de pommes et des champs de blé en terrasses qui ondulent avec le vent... (ils y font d'ailleurs un très bon cidre...). Plus bas, les cultures en terrasses redessinent le paysage.
A Gorepani, nous allons voir le lever de soleil sur Poon hill avec un panorama magnifique sur les Annapurnas, puis nous rejoignons Chomrong avec une bonne journée de marche... A partir de là nous avons rejoint le tracé du trek du sanctuaire des Annapurnas qui mène au camp de base (ABC). Il nous reste à suivre la vallée du Modi Khola pendant deux jours pour atteindre l'ABC...
La dernière journée avant le camp de base est particulièrement moche et nous avons une fenêtre de 2h de marche au sec, après nous hésitons à aller plus loin, car le brouillard est très dense et nous avons peur de nous perdre dans la neige. Finalement, nous voyons d'autres personnes avec un guide qui partent donc nous partons aussi... Nous finissons sous la neige, les traces de pas des autres trekkeurs presque plus visibles et le brouillard toujours aussi épais, mais nous arrivons a l'ABC sains et saufs (et froids). On se rechauffe toute l'après midi dans la salle à manger de la lodge à boire du thé et parler avec une assemblée de trekkeurs très cosmopolite !
Darjeeling, réveil à 5h. Il fait toujours aussi moche, c'est pas ce matin qu'on ira voir le lever de soleil sur l'everest. Retour au lit...
7h, deuxième réveil. On part pour Kathmandou
8h40. La jeep est enfin pleine (on est 12) et on commence à partir. On sympathise avec un bengali et son neveu assis en face de nous. Ils ont tous les deux une bonne bouille, et il n'arrête pas de nous dire "babolache !" (beautiful) Toute la famille est babolache, et nous aussi, la soeur du bengali m'offre un bracelet vraiment très babolache, et tout le monde est de bonne humeur dans la jeep... jusqu'aux premiers vomissements. Il faut dire que ça tourne bien...
12h. Nous arrivons à Siliguri et prenons une jeep pour la frontière du nepal
13h. Passage de frontière sans encombre (très rare de nos jours)
14h. Ça se complique... Apparemment, il n'y a aucun bus pour Kathmandou, a cause d'une grève de durée indéterminée. Il y a peut être un bus à 17h, mais c'est pas gagné... Nous décidons en attendant d'interroger plusieurs personnes dans la ville pour essayer d'avoir des vraies infos et partons déjeuner avec un coréen qui rigole tout le temps (pourtant c'est pas très drôle).
15h. Une anglaise blonde arrive, on lui explique la situation mais elle y croit pas trop, elle va essayer de faire du stop... bon courage...
16h. Le bus est officiellement annulé. Apres renseignements, la grève est en fait un blocage de route par des rebelles contre le gouvernement, dans une région instable de l'est du nepal à 100km de la frontière. Ça va durer minimum 3 ou 4 jours. Des touristes indiens qui nous ont rejoints ont opté pour l'avion, et nous décidons d'en faire autant (115 dollars quand même). Le coréen repart en Inde.
17h. Nous sommes sur le point de partir à l'aéroport avec les deux indiens pour prendre l'avion le lendemain matin. On voit arriver l'anglaise de tout a l'heure en larmes et au téléphone. Apparemment les gens qui l'ont pris en stop n'étaient pas si sympas que ça et la pauvre fille a réussi a sortir de la voiture pour échapper au pire. Je lui propose de venir avec nous pour prendre l'avion, mais elle m'explique qu'elle transporte environ 500 pounds de cannabis dans son sac a dos et qu'elle a pas trop envie de les jeter. C'est pas très malin faut dire... Elle repart donc en Inde elle aussi. Nous on monte dans le bus direction Biratnagar, à 3h de la...
20h. Le bus s'arrête dans une ville sinistre, avec des enfants mendiants qui nous harcèlent. Un attroupement s'est fait autour du bus, et tout le monde parle dans tous les sens en indi et nepali. On ne comprend pas ce qui se passe, mais ce qui est sur c'est qu'on n'est pas là ou on devrait être et que le chauffeur n'a pas l'air de vouloir continuer sa route. Apres 1/2h de négociations, nos compagnons de voyage indiens nous expliquent la situation. Apparemment il y a des barrages sur la route de Biratnagar, et le bus ne veut pas continuer. Un autre chauffeur veut bien nous emmener pour un tarif exagéré, mais on n'a pas vraiment le choix...
21h On repart donc en compagnie de nos amis indiens et d'autres passagers. Le chauffeur veut qu'on s'assoit à l'avant du minibus, bizarre d'habitude on est toujours derrière... Il roule tout doucement et au bout d'un moment s'arrête, sort du van et va voir plus loin à pied. Apparemment le barrage est ici. On apprend qu'un taxi a essayé de passer quelques heures plus tôt et a reçu des pierres de la part des manifestants. Des personnes commencent à se regrouper autour de nous, ils doivent pas voir des touristes très souvent par ici...
22h Le chef des manifestants nous laisse la voie libre...non sans me demander au passage mon adresse e-mail... Je pense que mes yeux bleus ont peut être permis à tout le bus de rentrer chez soi ce soir... Nous traversons doucement le barrage, en gardant les yeux ouverts sur d'éventuels jets de pierre, les fenêtres du van ne ferment pas en plus alors...
22h30 Nous arrivons sains et saufs à Biratnagar, un peu étonnés encore de cette journée surréaliste...
Nous débarquons à Kathmandou dans le quartier touristique de Thamel, c'est un peu un cauchemar pleins de hippies et boutiques de trekking, on n' imaginait pas ça comme ça... Heureusement, ce n'est qu'un petit bout de la ville, et l'exploration des autres quartiers nous plaît vraiment.
Puis nous allons visiter l'une des plus grande stupa du monde, à Bodhnath, qui est aussi là où se concentre la plus grande communauté tibétaine de la ville, on ressent vraiment l'ambiance tibétaine et on peut visiter les monastères où les moines en robe rouge vivent et étudient.
Tout près d'ici, Pashupatinath est à l'opposé, un lieu de culte spécifique pour les Hindous, et c'est surtout connu car c'est là que s'effectuent les crémations. On peut en voir assez facilement; la famille commence par donner un bain rituel au corps spécialement apprêté avec des vêtements jaunes et orange et des fleurs, en lui versant de l'eau de la rivière. Puis il est transporté sur le bûcher, une personne jette ses vêtements dans la rivière et ne lui laisse que le drap jaune, puis il allume le feu... C'est assez impressionnant de voir ça, et même les népalais viennent se promener là le week end et assistent au spectacle tranquillement assis sur la berge... Au bout d'un moment l'odeur de barbecue est un peu écoeurante quand même...
Il y a plein d'autres choses à voir à Kathmandou, mais nous sommes un peu pressés par le temps... ce sera une bonne excuse pour revenir une autre fois ! Nous partons donc vers Pokhara, où nous sommes actuellement, fin prêts pour notre prochaine aventure (attendue depuis des mois et des mois) : le fameux trek des Annapurnas. 16 jours autour des Annapurnas, puis selon la motivation et la météo, peut être 6 jours supplémentaires pour aller faire le camp de base qui se trouve au milieu des montagnes... On espère...
Nous arrivons à Calcutta, après avoir passé quelques heures à l'aéroport de Yangoon (notre avion avait 3 heures de retard).
Pour nous c'était surtout notre premiere immersion dans une ville indienne, et juste se balader dans la rue en observant de tous les cotés, c'est déjà une expérience fascinante ! Les saris colorés, les odeurs d'épices, les klaxons incessants, on est vraiment en Inde ! Expérience gastronomique également... il y a tellement de stands dans la rue et la cuisine bengali est si délicieuse qu'on a du prendre quelques kilos supplémentaires....
Apres le train, encore trois heures de jeep (partagée a 12) et de routes en épingle, pour monter les 2000m de dénivelé et arriver à Darjeeling...
Apres avoir dit au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent vers le nord, nous profitons de la tranquillité du lac inle une dernière fois en faisant un tour en canoë autour de Nyaungshwe.
Puis c'est le départ pour la capitale Yangoon... Les transports terrestres étant tous bloqués pendant le festival, nous avons été obligés de prendre l'avion.
Le premier après midi, nous nous réfugions à la Schwedagon paya, la plus grande stupa de Birmanie, tout un symbole ! Au coucher du soleil, elle est éclairée et brille au dessus de la ville.
Aujourd'hui, cela fait un an que nous sommes partis... On a découvert tellement de choses pendant cette année qu'on a l'impression que c'était beaucoup plus long, et maintenant on s'est tellement bien habitués au rythme du voyage qu'on a du mal a imaginer le retour... Si on rentre....
Mandalay est la deuxième ville de birmanie et la dernière capitale royale avant l'invasion par les anglais. Du coup on peux y voir un joli palais royal et des temples et monastères assez bien conservés du XIXeme siècle. Nous apprécions particulièrement le monastère de Shwenandaw, tout en teck sculpté, et la pagode de kuthodaw, avec ses centaines de stupas blanches...
Apres Mandalay, nous nous dirigeons vers Bagan, une capitale aussi, mais plus ancienne, entre le Xeme et XIIIeme siècle. Le site est extraordinaire, des temples et des stupas de briques rouges (à l'origine recouvertes de stuck) s'éparpillent par milliers dans la plaine toute asséchée... On peut visiter tous ces temples, certains plus grands et plus renommés que d'autres.
Nous partons ensuite vers l'est du pays, dans le pays Shan. Kalaw est une petite ville d'altitude, dont on apprécie le fraîcheur relative à 1300m...
Nous passons ensuite quelques jours à Nyaungshwe, autour du lac inle. Le lac est vraiment très beau, nous le découvrons en bateau qui nous ballade entre les villages sur pilotis, les jardins flottants, et les monastères et temples installés autour et au milieu du lac. Les pecheurs installent leur filets en maniant leur pagaie avec un pied (particularité de la région), tandis que d'autres ramassent les algues pour servir d'engrais aux jardins flottants. Nous partons également en ballade en vélo, puis à pied autour du lac et sur les collines alentours. Dans chaque monastère, le chef des moines nous offre le thé et essaye d'aligner quelques mots en anglais.
Aujourd'hui commence la fete de l'eau, celebrée avant le nouvel an boudhique qui tombe le 17 avril. Le principe, c'est que les enfants se mettent au bord de la route et arrosent les passants à coup de bouteilles d'eau, de seaux et de pistolets a eau. C'est rigolo, mais un peu difficile de leur échapper... Et ca va durer encore 4 jours ! Nous partons demain a Yangoon, pour visiter la capitale et profiter des réjouissances bien arrosées !
De retour en Thailande après le Cambodge et le Laos, on se rappelle qu'on est ici en pays civilisé. Même si le nord du pays est plus pauvre que le sud, ici les gens ont tous l'électricité, la télé et le frigidaire contrairement à leurs voisins plus à l'est. Nous arrivons à Chiang Rai, tout au nord du pays, la capitale de la région qu'on appelle encore aujourd'hui le triangle d'or...
Nous sommes toujours accompagnés d'Omar et Tania que nous avions rencontrés dans le nord du Laos. Ensemble, nous décidons d'aller explorer en moto cette région mystérieuse plus en profondeur. Nous nous dirigeons donc vers le village de Mae Salong, au nord est, très proche de la frontière avec la birmanie.
Nous descendons ensuite vers le sud, direction Chiang Mai, la capitale du nord et la deuxième ville de Thailande. La ville est intéressante, avec pas mal de jolis temples à visiter. Pour nous c'est aussi l'occasion de nous organiser un peu pour la suite du voyage : visite à la banque, à la poste, chez le dentiste, achat des guides pour les prochains pays,... Nous partons en Birmanie dans quelques jours, et ensuite ce sera l'inde et le Nepal... fini la civilisation !
Demain nous prenons le train pour Bangkok (15h de train en couchette !), puis directement l'avion pour la Birmanie. Il parait que Internet est limite et très cher là-bas donc pas d'affolement si vous n'avez pas de nouvelles pendant un certain temps. On se rattrapera à l'arrivée en Inde !
Nous sommes coincés à Vientiane a cause de notre visa birman. Nous décidons donc en attendant de faire l'aller retour à Vangvieng, à 4h de route au nord.
Notre prochaine étape vers le nord : Luang Prabang. La deuxième plus grande ville du Laos (20 000 habitants) et son ancienne capitale est située sur une presque île au confluent du Mekong et de la rivière Nam Tha. C'est une ville charmante, toute en maisons basses coloniales et en verdure. De l'autre cote du pont de bambou qui traverse le fleuve, c'est la campagne.
Nous souhaitons nous aventurer un peu plus vers le nord, pour aller faire un trek dans la région proche de la Chine et la Birmanie, où habitent de nombreuses tribus. Nous passons par Luang Nam Tha, puis arrivons à Muang Sing, à 10 km de la Chine ! Avec Thibault et Luisa, auxquels se sont rajoutés un couple italien-suisse Omar et Tania, nous partons pour un trek de deux jours dans ces régions reculées.